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12.7.12

Freud et le SIF baronnesque...



Il est de ces rencards qui resteront dans les annales baronnesques (et vous ne croyez pas si bien lire)
Lui, c'est Freud, un prof de philo, la quarantaine bien tassée.


Jusque là rien de grave, quoi que la Baronne tique un peu sur l'âge, bah oui 42 ans c'est vieux.... enfin comparativement parlant aux autres garçons qu'elle fréquente, c'est même âgé et si on ajoute que la Baronne ne fait pas ses 32 ans nous pourrions dire que cela craint un max....

Enfin si cela était du genre à freiner la curiosité baronnesque nous le saurions...et cette fois encore la Baronne ne va pas vous décevoir, et elle ne va pas être déçue non plus!

Freud habite dans le 17ème, quartier maudit pour le carrosse de la Baronne (que voulez-vous on ne ressort jamais indemne d'un séjour en fourrière), et il faut croire qu'il y a définitivement fâcherie entre ces 2 là quand on voit combien de temps la Baronne va mettre pour se garer...A bout de nerf, elle convoque Freud au pied de son immeuble pour participer aux recherches (il n'y a pas de raison qu'elle soit toute seule à tourner dans le quartier!).

Physiquement première déconvenue, il fait beaucoup plus vieux que sur les photos et son look ne lui rend pas vraiment service, le vintage oui, mais la veste en cuir coupe 80's non!
Coté discussion pas mieux, les premiers échanges sont dignes d'un cours de conduite, et le coté paternaliste de monsieur Freud agace déjà la Baronne...
Et c'est horrible à dire, mais il sent la cocotte... Un de ces parfums entêtant qui vous donne des hauts le cœur...Heureusement pour la Baronne la place tant convoitée est enfin trouvée et l'air frais de nouveau respiré.
Presque remise de ses émotions elle suit son acolyte et pénètre dans son antre...

Et la première impression n'est pas vraiment bonne.
Il vit dans un immense studio aux murs défraichis, bordélique, rempli de livres, d'objets hétéroclites, qui empeste l'encens. Un matelas posé contre un mur, des tapis plein de poils (peut être les siens...et elle ne croit pas si bien dire, la pauvre), bref Beyrouth...

Passé le frisson dans le dos, la Baronne pose une fesse sur le clic-clac aux couleurs délavées (version politiquement correcte), et se voit offrir un verre de rhum (c'est marrant ça ressemble de plus en plus au rencard avec Mister Clubber...pas sur que ce soit une bonne référence d'ailleurs). Et les premières craintes se confirment....
Freud est un analyste, déformation professionnelle, on s'en doutait mais surtout (ou hélas) il a repris des études de psychologie. D'ailleurs le rencard commence à ressembler de plus en plus à une séance chez le psy. Et en Baronnie cela agace, pourquoi? Et bien parce que la psychologie c'est un peu le domaine de prédilection de la Baronne, son métier en quelque sorte, et elle n'a pas besoin d'un nouveau thérapeute, le sien lui suffit amplement.

Freud analyse sans cesse les propos baronnesques, la contre-dit, la teste, la pousse peut être un peu trop loin, et cela devient de plus en plus pénible, elle se sent mal à l'aise et cherche une porte de sortie, mais surtout elle se demande si il va lui facturer la séance.

Lui, au contraire a l'air de plus en plus à l'aise, et il décide d'ôter sa chemisette taille XXL qui était cachée sous le blouson de cuir 80's, oui la chemisette si elle n'est pas cintrée ça craint, mais passons au dessus de l'attentat vestimentaire, et retrouvons la Baronne se demandant si Freud ne va pas tenter la fameuse technique du "naked man".

Pour les moins avertis, la technique du "naked man", consiste à se foutre à poil devant une fille, et d'après les "statistiques" 1 fois sur 3 cela fonctionne (mouais....)

Mais revenons-en à Freud qui, coup de chance porte sous sa chemisette, un joli marcel Eminence (old school...), laissant apparaitre une forêt vierge en plein développement sur son corps, gros bug baronnesque... d'autant qu'il décide de s'assoir à coté d'elle... Elle, qui, dans un réflexe malheureux se décale à l'extrémité du clic-clac aux couleurs douteuses.

Ce mouvement ne sera pas sans conséquence puisque la Baronne va se bloquer un muscle    ( trahie par ses trapèzes... big fail de la soirée...) Freud se propose alors de la masser, la douleur étant intense elle décide de se laisser faire, et la voilà qui se retrouve allongée mais toujours habillée avec Freud assis sur elle....

Et dans sa tête, une alarme sonne d'abord discrètement puis à mesure que les mains de Freud parcourent son dos, de plus en forte, il faut dire qu'après moult négociations elle a fini par accepter de retirer son t-shirt, et que dans la foulée son malaise a décuplé.

Il y a dans ce massage des intentions peu chastes de la part de Freud, son souffle se fait de plus en plus rapide, et ses mains de plus en plus baladeuses et une légère raideur se fait sentir ce qui confirme les doutes de la Baronne.

Alors qu'il descend ses mains vers le creux de ses reins, normal dans un massage du dos direz-vous, il tire d'un coup sec sur la jupe de la Baronne baissant dans le même temps la noble petite culotte.

Moment d'effroi en Baronnie.
La scène va atteindre son paroxysme en une poignée de seconde avec un léchage en règle du SIF baronnesque...

Le SIF, chers lecteurs et lectrices, est le sigle pour le sillon inter-fessier...en gros la raie des fesses...

Horreur et damnation
Ni une, ni deux la Baronne se redresse avec une folle envie de faire une paire de Ray-Ban à Freud.
Mais légèrement sonnée, ne sort qu'un malheureux
" Qu'est ce qui te prend?"
Réponse du lécheur à la Baronne
"Je croyais que tu en avais envie, pourquoi tu n'as pas aimé?"
What the Fuck!!!!!!!!!!!! Ni l'un, ni l'autre monsieur, une fille qui fait tout pour ne pas se faire embrasser n'a certainement pas envie de se faire lécher la raie des fesses!!!!!!!

Visiblement Freud n'a pas l'air d'accord avec la Baronne, et semble penser qu'elle est vraiment coincée du cul (sans mauvais jeu de mot évidement) et commence une énième analyse de la situation. L'analyse de trop pour la Baronne qui sans demander son reste, quitte le 17ème et jure un peu tard qu'on ne l'y reprendra plus!

Sur le trajet retour, jusqu'à la douche salvatrice, elle conclue que Freud applique visiblement le "fonce oublie que t'as aucune chance, sur un léchage de SIF ça peut marcher!"  et se demande quel est le pourcentage de réussite, moins que la technique du naked man elle suppose!

18.6.12

Big Jim....

La Baronne n'aime pas les one-shot (comprendre les coups d'un soir), mais il faut bien reconnaître que parfois Ego et Libido, les 2 meilleurs amis des célibataires prennent  le dessus!

Il y a quelques jours alors que la Baronne répondait pour la énième fois à la sempiternelle question:  "mais que cherches-tu ici?" , elle reçu en réponse à son laïus sur son désir de relation posée ceci:
"C est vrai qu'on rencontre de tout ici et je dois dire que beaucoup de filles ne cherchent que des rencontres très peu pérennes également. J'en ai fait les frais, mais je dirai que les filles ont l'habitude de se croire plus discrète en ne le précisant jamais explicitement !
Pour ma part, même si ça fait un peu plaisir à sa libido, je préférai partir dans l'idée d'un billet simple et non aller-retour ..."
Que faut-il retenir dans ce mail?
  1. que visiblement les filles font aussi usage du plan cul (qu'elles dénigrent pourtant ouvertement!)
  2.  que visiblement elles se trouvent plus malignes que les mecs en pensant que les garçons n'imaginent même pas que cela puisse les effleurer.
  3. que Libido est donc un ami fréquentant filles et garçons.
Nous (comprendre les filles) avons toujours beaucoup de mal à assumer ce genre de relation, chez un garçon tout le monde le sait, il y a une espèce de fierté à cumuler les relations sans lendemain, mais chez une fille (au delà du credo les mecs sont des Don Juan et les filles des salopes), cela donne surtout l'impression qu'elle ne se respecte pas. Oui bon bah partant de là, l'article du jour ne va pas faire de bien à la Baronne mais tant pis!



Big Jim est un beau mec, et ça tombe bien il le sait..
C'est un flic du genre sexy, avec ce qu'il faut dans le crâne et ça aussi il le sait.
Normalement c'est exactement le type de mec que la Baronne fuit mais il faut croire que cette semaine là Ego et Libido en avaient décidé autrement.



Ce qui est très rigolo dans les échanges avec un professionnel du one shot, c'est que les conversations sont toujours pleines de sous-entendus et peu profondes, sous-entendus faussement éludés par la fille en général rapport au point 1 et 2 ci-dessus. 

S'en suit un léger malentendu des 2 cotés, le garçon pensant que la fille ne voit rien venir et dont l'instinct de chasse va décupler, et la fille voyant les choses venir, faisant semblant de ne pas voir venir et finissant par se laisser faire, sans pour autant avouer que c'est ce qu'elle cherchait au final (rapport au point 1).

Rendez-vous est pris avec Big Jim, un soir de semaine, la Baronne s'est fait prêter un appartement (doit-elle le rappeler, seuls les garçons qui comptent ont accès à la Baronnie, merci Bouboule pour le prêt), et attend son invité en sirotant un verre de blanc.
Un coup de fil de sa part lui annonce que son service est terminé, qu'il file sous la douche et la rejoint et qu'il a hâte de la rencontrer. Ego et Libido sont aussi très pressés de le voir en chair et en os!

Le petit nid étant un petit compliqué à retrouver, la Baronne rejoint Big Jim sur la place et le moins qu'on puisse dire c'est que les 3 zozos ( soit Baronne+Ego+Libido) ne sont pas déçus. 
Pour reprendre les termes de Bambi Schumi, c'est un avion de chasse. Veuillez noter que quand Ego et Libido prennent les commandes les mots: chou, charmant, craquant, voir petits papillons dans le ventre disparaissent purement et simplement du vocabulaire baronnesque.

Quand Big Jim pénètre dans l'appartement, il sort son flingue (pas d'allégorie ici, il a réellement sorti son outil de travail),  si l'uniforme n'a aucun effet sur la Baronne autant là....Bah les mots lui manquent toujours.
Big Jim est cool, il papote, il se rapproche (techniques de chasseur), il feinte, puis il décide que la chasse a assez duré et décide que c'est le moment.This is it!
Ce qui convient parfaitement à la Baronne pour ne pas vous le cacher...

Big Jim est un excellent chasseur, avec un bon fusil (l'allégorie est ici) rien à dire là dessus, c'était bien, pas vraiment besoin de développer plus.

Arrive le moment un peu transitoire, celui post-coïtal. Plusieurs options:
  1. Claquer deux bises et remercier Big Jim, et assumer parfaitement le point 1.
  2.  Lui proposer de rester dormir, rapport au point 2, histoire d'avoir l'air maligne et donc de faire croire que l'on a pas vraiment voulu un plan cul ou alors qu'on veut remettre cela sous couvert d'une nuit. Rien qu'en écrivant cette phrase la Baronne se rend compte à quel point les filles peuvent être tordue parfois...
On vous le donne en 1000, la Baronne a pris l'option numéro 2, et s'est entendu répondre  qu'elle était trop fleur bleue, romantique, bisous-bisous....qu'il ne cherchait qu'un plan cul et enfin qu'on ne proposait pas à un garçon de rester dormir (trop engageant et synonyme de fille qui s'enflamme)
Enorme moment de perplexité en Baronnie.... Aurait-elle envoyé de mauvais signaux?

Pourquoi faut-il qu'un homme quand il est pris pour son potentiel érotique pense que la Baronne veuille faire de lui l'homme de sa vie?
Ego et Libido, la prochaine fois que Sentimentalo pointe le bout de son nez , la Baronne vous autorise à lui faire la peau!!



8.6.12

Piccolo Pipo...

Un des premiers avantage du système de rencontre 2.0 c'est qu'il permet aux néo-célibataires (comprendre ceux de retour sur le marché) de voir si la prairie est plus verte à coté.
Illustration:
La Baronne a passé 7 années de sa vie, avec un garçon de type Bristish, comprendre blond, la mèche sur le front, les yeux clairs, la touche de dandy, le flegme britannique et peu expansif.
Donc si on tire une diagonale vers le sud, la prairie la plus verte est italienne!


Accepter le charme d'un transalpin tient finalement à peu de chose. 

En dehors des pasta, de la culture italienne elle ne sait finalement pas grand chose, et sa maitrise de la langue se limite à chanter à fond de balle la compil' Dolce Italia dans son carrosse 4cv fiscaux, comprendre sa voiture.

Des méditerranéens, elle sait aussi qu'ils sont généralement chaleureux, séducteurs et dragueurs. Et c'est exactement sur ce genre de spécialités locales que la Baronne va tomber.

M.Piccolo Pipo est un expat' installé à Paris, mais régulièrement en vadrouille à travers le monde pour son travail. Il n'est pas très grand, une bouille qui laisse deviner l'enfant qu'il a été, un accent qui se lit même au travers de ses mails et de ses sms. Bref c'est un garçon attachant.

Les échanges furent longs et laborieux, mais la bonne humeur restant toujours de mise, la rencontre semblait évidente.Rendez-vous est pris en terre italienne pour un plat concocté par M.Piccolo Pipo.

Ma Qué ce rendez-vous restera un des plus rigolo, parce que la Baronne n'a jamais vu autant de clichés romantiques réunis dans une même soirée.

Lumière tamisée, une table à la déco estampillée St Valentin (pétales de rose, bougies, coupes de champagne) M. Piccolo Pipo se donne visiblement du mal avec les filles.
Lui, est aussi clean que son appartement, tiré à 4 épingles, décontracté malgré tout, un petit air timide craquant, il a de bonnes manières et la Baronne adore ça!

Après lui avoir offert une coupe de champagne, il entraîne la Baronne dans son salon, où trône un piano, il s'installe et lui joue plusieurs morceaux, elle l'écoute en souriant, un peu moqueuse. C'est tellement Richard Clayderman comme moment, il ne manque que la cheminée et le cliché serait complet. Et en même temps c'est tellement craquant. Oui la Baronne est parfois contradictoire.

Toujours prévenant, il l'attrape par la taille pour l'inviter à passer à table, pour un menu typiquement italien, sa Mama lui ayant rendu visite quelques jours avant, son frigo déborde de produits frais direct from Italia.
Au menu minestrone, pasta au pesto et un Chianti. Délicieux.

La Baronne ne sait pas si ce sont les compliments à base de "ma qué tou es bella, ma qué tou es joulie, ma qué tou est charmante" ou alors le Chianti, mais elle s'est vite sentie enivrée par ce bel hidalgo, et va se voir ne pas refuser les avances un peu plus concrètes de Piccolo Pipo.

Par avances concrètes comprendre mains baladeuses et bisous de moins en moins chastes....

De spaghetti en spaghetti, les voilà sur le lit.... et les 5 minutes qui vont suivre vont être les plus longues de sa vie de jeune Baronne célibataire....

Piccolo Pipo a une toute petite Ferrari, qui roule très vite. Sur ce genre de voiture, le plaisir est surtout pour celui qui conduit et malheureusement pour la Baronne elle est à la place du mort.
( chers lecteurs et lectrice vous saurez apprécier l'art baronnesque de parler de sexe sans jamais citer le mot une seule fois ).

Bref un tour de circuit et la course est déjà terminée au grand damne de la Baronne.

Que dit-on quand cela se passe mal ? Que dit la bible des bonnes manières?

La baronne passe en revue tout son répertoire de phrases sympathiques qui ne l'engageraient pas sur une piste glissante. Elle a bien celle sur les bébés moches qui a fait ses preuves, mais sur les petites Ferrari trop rapides rien, que dal, nada....

Piccolo Pippo est visiblement lui très satisfait, allongé sur le dos, il finit quand même par s'inquiéter de la Baronne qui elle, regarde le plafond en se demandant comment se sortir de ce pétrin.
" tou es contente?"
Fuck.... Il lui pose la question et aucune phrase toute faite en stock, tant pis elle va travailler sans filet.

Mentir c'est trop moche, reste donc l'onomatopée et le hochement de tête...
Son éducation judéo-chrétienne la perdra un jour elle le sait.

Piccolo Pipo se satisfait visiblement de cette réponse, puis prend un air grave, en baronnie on sent le vent qui en train de tourner sur la piste.
"tou sais, moi y'aime les femmes, et y 'ai envie de toutes vous satisfaire, yé vé youste m'amouser"
nouvelle onomatopée en baronnie
"tou comprend yé vais vouloir te rappeler mais youste pour m'amouser"
Ah merde.... Il va vraiment falloir trouver les mots justes pour lui faire comprendre que servir de friend with benefit n'a d'intérêt que si l'on en tire justement...

Un pieux mensonge semble être la meilleure solution, et la Baronne de répondre qu'elle ne se voit pas être son amie juste pour sa Ferrari (elle a des scrupules), qu'elle voudrait pouvoir signer un LOA (location avec option d'achat) sur son prochain véhicule, et que donc pour son intégrité morale (et surtout physique) elle se voit dans l'obligation de décliner la proposition.

Dans le même temps la Baronne se rhabille, colle deux bises à son hôte et s'échappe heureuse d'avoir menti par omission, blesser l'autre n'étant pas son hobby favori.

Elle aura l'occasion de débriefer sur le sujet avec un friend with benefit, lui racontant son expérience malheureuse de la conduite italienne,  s'en est suivi un débat sur les raisons d'une mauvaise conduite, et visiblement un mauvais conducteur a souvent une mauvaise co-pilote (oui on sait c'est très contrariant comme constat).

Pas de panique car grâce à une autre Bella ayant pris contact avec elle via les réseaux sociaux et le jeu des relations communes la Baronne a finalement eu confirmation qu'elle n'était pas une si mauvaise co-pilote, puisque la Bella garde elle aussi les mêmes souvenirs de Picollo Pipo.

Le problème ne vient donc pas de la co-pilote mais bien de la voiture, CQFD!






25.5.12

Never Lie, all comes to know...

Le Feeling (celui qui déclenche la rencontre, voir le bisous, mais qui n'est absolument pour rien dans la pérennité d'une relation, a-t-on besoin de vous le rappeler) se base à 90% sur la photo de profil, et 10% sur les échanges.

Donc dire que le choix de la photo de profil est important est un donc un euphémisme.

Aujourd'hui la Baronne vous épargne le déroulé habituel, et on file direct au rencard!

Rdv est pris Porte d'Auteuil, au pied du métro, 15 min d'attente et la Baronne se demande si son prochain article n'aura pas pour sujet le premier lapin de sa vie, pour en avoir le cœur net elle se décide à appeler, d'autant qu'elle ne connait pas encore la voix de son rencard de ce soir...

le téléphone sonne et un suspense façon valise RTL est en train de monter, enfin il décroche:
lui: "ouiiiiiiiiiiiii"
elle: " en retard?"
lui: "ouiiiiiii, désolé(han), je me dépêche(han),j'habite en bas de la rue(eeee), je suis là dans 20 min" 
Le sang baronnesque ne fait qu'un tour, 15 min de retard + 20 min alors qu'il est censé se dépêcher et qu'il habite en bas de la rue, là c'est officiel il se fout de sa perruque.
Et puis il y a autre chose qui la dérange, elle ne sait pas encore vraiment le verbaliser, mais elle sent que cela va devenir vraiment problématique.

Pour patienter la Baronne envoie des textos aux copines, appelle sa petite Pomme, et commence déjà à regretter le déplacement.
Elle voit finalement arriver au loin un mec, qui semble visiblement prendre tout son temps, et accessoirement celui de la Baronne. Avant de passer en mode dragon, elle observe, et si le visage lui dit quelque chose il y a dans le physique quelque chose qui ne colle pas.

Dans un supermarché, la publicité mensongère est une pratique courante, dans le cas qui nous intéresse l'étiquette produit ne se cantonnait qu'au visage et pas à son corps... Malin le  produit...

Pour vous faire comprendre le malaise, petite illustration:
Vous venez de saisir vous aussi le problème?

Bon, la Baronne se fiche en général du physique, elle ne se ferait pas Quasimodo quand même, faut pas déconner, mais avoir des rondeurs assumées elle trouve cela très sexy au final. 

Et assumer n'est pas vraiment ce qui caractérise  Monsieur, disons qu'il n'a visiblement pas pris conscience des petites trahisons qu'un corps de trentenaire fait à son propriétaire (entre nous c'est une justice que l'égalité des sexes soit respectée au moins sur ce point).
Il porte une chemise très serrée, voir trop petite, beige, élimée au col et aux manches, on devine une turgescence de la poitrine (elle dit bien poitrine et pas pecs), un pantalon très moulant, et il porte visiblement à gauche... Bref pas vraiment le genre de tenue mettant en valeur. A cela s'ajoute une coupe de cheveux Auteuil-Neuilly-Passy et l'accent qui va avec....Damned!

...C'était donc ça qui la dérangeait tant au téléphone....La soirée risque d'être très longue...

A peine arrivé, il embarque la Baronne dans un bar ou le moindre cocktail atteint le PIB d'un pays en voie de développement, et met un point d'honneur à justifier son retard.

Monsieur faisait du vélo...La Baronne naïvement lui demande si c'était dans le Bois de Boulogne ce qui aurait pu être une bonne excuse mais sans dérailler il répond par la négative. Monsieur faisait du vélo d'appartement. 35 minutes de retard parce qu'il ne voulait pas descendre de son fucking bike? Vraiment? Il n'a pas vu la petite veine crépiter sur le front de la Baronne sinon il n'aurait pas continué à pousser le bouchon.

Hélas l'inconscient a continué et notamment en ponctuant sa conversation basée essentiellement sur ses revenus, ceux de nos voisins de table, le tout en ne sachant plus exactement où se situaient les yeux révolver de la Baronne par des:
" t'es tendue(eee)?
je sais pas je te trouve tendue(eee).
tu devrais te détendre non?"
Redis-le encore une fois et la Baronne va figurer en bonne place dans les articles du Petit Détective, avec circonstances atténuantes par dessus le marché!
Cela dit elle est tendue, remontée comme un coucou suisse, prête à lui sauter dessus au moindre faux pas...

Visiblement la soirée n'est pas vécue de la même manière par Monsieur, et il propose comme si tout se passait à merveille de diner au resto. 
Vague moment d'hésitation en Baronnie, partir parce que c'est une question de survie ou alors profiter et optimiser son déplacement en allant diner....

Il faut parfois être pragmatique... Elle sait c'est moche....

Arrivés au restaurant, et pour écourter le moment, la Baronne met en place le scénario de la fille fatiguée (et bénit le ciel par la même occasion d'être une bonne comédienne.)
1ère étape: bailler
2ème étape: faire briller ses petits yeux en amande
3ème étape: répondre par onomatopée et ne jamais lancer de sujet de discussion (ce qui relève de l'exploit pour elle)
4ème et dernière étape: commander un plat rapide à préparer et rapide à manger
Enfin mixer les 3 premières étapes, sans en faire trop pour rester crédible et avaler son plat au plus vite.

Ce qui est un peu gênant dans ce scénario c'est que la Baronne est obligée finalement de supporter la conversation de son congénère... Et dans notre cas précis, le fric, son taf qui rapporte du fric et le fric qu'il espère se faire à la fin de sa carrière. 

C'est donc sans gêne aucune, que lorsque Monsieur a demandé l'addition, la Baronne est allée fumer une cigarette.

Bon prince il lui propose un dernier verre avec un petit regard lubrique ou de la raccompagner à sa voiture avec ce même petit regard. La Baronne se demande bien quand elle a pu lui laisser espérer quoi que ce soit....toujours est-il qu'il est vraiment content de sa soirée...Lui...

La Baronne baille une dernière fois, et lui montre son carrosse posé sur le trottoir juste en face, le remercie pour la soirée, évite soigneusement le bisou sur la joue et file sans un regard sur la rive opposée.

Morale de cette histoire: Une Baronne tendue est une Baronne de peu de vertu (cela reste discutable elle vous l'accorde)



25.4.12

Et mon cul c'est du filet-O-fish?*



La Baronne vous a déjà parlé de sa vision du Fucking Feeling, celui qui vous fait annuler rdv sur rdv avec un mec. Le fameux 6ème sens féminin aurait tendance à sentir venir  le plan foireux...Mais hélas, la Baronne n'écoute pas toujours cette petite sonnette d'alarme



Comme toujours, l'histoire débute par une rencontre dans un rayon, comme toujours il y a des échanges de mail, puis un passage par msn (feeling pas trop mauvais donc) et comme toujours un rdv, qui sera annulé par la Baronne... Puis deux, puis trois,et  même quatre annulation baronnesque vont suivre (elle aurait du vraiment continuer de s'écouter....).

Quelques mois sans nouvelles (en même temps normal, 4 lapins c'est moche), et reprise de contact par Môssieur, qui propose  (gentiment) de se déplacer en Baronnie 15 jours plus tard, seulement la Baronne n'aime pas recevoir chez elle, son petit nid c'est pour les garçons qui comptent, ceux qu'elle aime vraiment bien (ce qui n'arrive pas souvent souvent, elle préfère vous le dire).
Une esquive baronnesque s'imposant, elle profite d'une soirée dans un pub du  Vème, 8 jours plus tard, pour lui proposer de la retrouver (rien d'officiel comme ça) le tout entouré de plein de copains, la maligne ;-)

Ce soir là, la Baronne profite de sa Petite Pomme exilée en Finlande, une soirée cool comme elle les aime, happy hours sympa, Pina Colada de ouf, et bonne tranche de rigolade. Une soirée qui vous met du baume au cœur. Elle en aurait presque oublié la venue de Môssieur, qui finit par se manifester en demandant par sms si il peut débarquer avec deux copains. 

Comme l'adage "plus on est de fous, plus on rit" est très présent dans l'esprit des deux demoiselles, elles (et leurs quinze camarades de jeux ) se mirent à attendre les trois comparses.

Pour patienter, la Baronne et deux de ses amies (forcément des petites curieuses) sortent du pub fumer une cigarette. L’œil aguerri baronnesque ne tarde pas à repérer le damoiseau s’apprêtant à pénétrer dans les lieux.

Première impression...il n'a pas l'air franchement réjoui de venir.

Elle le hèle, il se retourne et... et la première impression semble se confirmer.
lui: "ah c'est toi" (cache ta joie)
elle (toujours souriante, les 2 pina-colada à jeun continuent de faire effet): " oui, pas trop compliqué de nous retrouver?"
lui: " si" (OK....donc visiblement Môssieur a décidé de se la jouer  désagréable...ou monosyllabique)
Elle n'aurait pas dû penser si fort, car les monosyllabes vont être ce qu'il y a de mieux dans la conversation, si on peut appeler ça une conversation évidemment...
Le Baron senior a une expression typique pour ce genre de personne, et cette dernière saute immédiatement au visage de la Baronne: en effet Môssieur "a l'air aimable comme une porte de prison" (pas besoin de vous faire un dessin.).

La Petite Pomme très en forme elle aussi retrouve le petit groupe que nous formons. Mais même sa bonne humeur ne semble pas dérider Môssieur, qui ne tarde pas à prévenir qu'il est fatigué et bourré et qu'il souhaite boire (la Baronne aussi, car elle sent que le reste de la soirée va être longue).

Le pub est bondé, et les 2 amis de Môssieur entament la conversation.
Pipo et Mario: "alors c'est toi" (M**** ils ont l'air franchement lourd) "tu l'as rencontré sur internet?" (à ton avis?) " Putain t'as du lui faire des trucs de oufs pour qu'il soit autant perturbé" (grande classe les mecs, on apprécie en Baronnie)
La Baronne entourée de Pipo et Mario est bientôt rejointe par Môssieur, toujours aussi agréable... Il est muet comme une tombe.
La Baronne ayant décidé que la soirée resterait bonne, envoie un regard "911" à la Petite Pomme qui vient trinquer avec les 3 gugus.
D'ailleurs les verres sont offerts par Pipo et Mario,comme quoi même lourds ils ont encore quelques réflexes de gentlemen.
Môssieur n'ouvre toujours pas la bouche, par moment une onomatopée semble vouloir sortir...
Ah si une phrase sort enfin de sa bouche. Miracle!!!! Enfin si on veut car il balance juste une grosse brique à la Petite Pomme, il faut croire que le silence est ce qu'il y a de plus agréable chez lui.

La conversation devient inintéressante, rasante, elle est ponctuée de temps en temps par une nouvelle phrase de Môssieur, la seule et unique phrase finalement un peu sensée de la soirée
"Bon on se casse?"
Y a pas à dire la grande classe!

A la 3ème réédition de Môssieur, la Petite Pomme et la Baronne décident de prendre le taureau par les cornes, une envie de Grec prenant en plus le dessus...
Bah oui quand on veut se casser, on se casse, on ne reste pas, l'auto-flagellation non merci!

Ce départ fulgurant restera dans les annales, la Petite Pomme restant sidérée par tant de muflerie (si elle savait...), la Baronne bidonnée se trouvant bien inspirée de lui avoir refusé l'entrée dans son nid.
Et la soirée se conclura  par un magnifique:
" J'espère que tu vas l'allumer sur ton  blog!!" 
T'inquiète Paupiette, Môssieur a encore du grain à moudre à offrir!

Il est important de préciser que Môssieur connait ce blog, et sait ce que la Baronne écrit, et pourtant il va oser faire encore plus fort que ce soir là.

2 jours plus tard....

La Petite Pomme est de nouveau en Finlande, et la Baronne se connecte sur msn, bien décidée à obtenir THE explication!
Cela tombe bien Môssieur est en ligne.

La Baronne commence par une explication façon Nadine de Rothschild  sur les règles de bienséance en société pour des personnes civilisées.
Môssieur s'excuse (il le fait exprès ou bien? Règle 21: on ne s'excuse pas soi même jeune malotru!), puis explique qu'il était gêné (et mon cul c'est du filet-O-fish?)

La Baronne toujours curieuse, l'interroge donc.
Réponse de Môssieur:
" t'as un joli visage" (merci....mais?)
" pour être totalement sincère physiquement j'ai préféré ta copine. Je suis désolé. " ( La supra grande classe)
"j'étais un peu gêné samedi c'est pour ça que je papotais pas beaucoup" 

Bah oui mon cul c'est du filet-O-fish...forcément pas facile de papoter en imaginant la tête de la Baronne sur le corps de la Petite Pomme, on le comprend...

Au suivant!



19.3.12

The walk of shame...

Pourquoi un article est-il difficile à écrire?
  1. parce que le sujet abordé touche un BME (Beyond My Expectation) et a souvent pour objet un chagrin (de plus ou moins longue durée)
  2. parce que le sujet abordé parle du côté moins chou de la Baronne (et qu'elle n'aime pas ça)
  3. parce que le sujet abordé heurte de plein fouet la fierté de la Baronne... (no comment)
Et ce soir nous touchons à la pire des raisons, la 3... La Baronne demande donc à ses lecteurs de faire preuve d'une compassion extrême, d'une empathie démesurée, parce que ce soir elle vous emmène sur son Walk of Shame..

 Mais qu'est-ce que c'est? 
Le « walk of shame », c'est la marche post-coïtale, le trajet qui sépare l'appartement de son partenaire sexuel du sien. On le reconnaît aussi à:
  1. une honte extrême
  2. l'impression d'être une pauvre gourde
  3. l'envie de pleurer et de raser les murs
Maintenant que nous sommes au clair avec ce concept il est temps de se lancer...





La Baronne rencontre dans son supermarché habituel, un charmant produit (comme d'hab') bouille de gendre idéal, délicat, posé (au vu des évènements elle a clairement manqué de claire-voyance, mais ce n'est pas la première fois, ni la dernière non plus). 
Il faut dire que le-dit jeune homme porte un prénom très mais alors très trompeur...il s'appelle Roméo, (oui ça a aussi surpris la Baronne dans un premier temps, mais il lui a expliqué qu'il était portugais et qu'il s'agissait un prénom courant dans sa famille...ok si cela lui fait plaisir)  et oui une fois n'est pas coutume pas de pseudo pour lui, il n'en mérite pas. 
Roméo pour une fille fleur bleue comme la Baronne c'est un peu du rêve en barre, seulement dans Roméo et Juliette l'histoire se termine mal.

Schéma habituel dans les relations 2.0, découverte par mails, puis par téléphone ( rien de transcendant malgré tout) et enfin le moment de la rencontre, un 14 juillet, comme si la Baronne avait besoin d'une date si aisée à se rappeler pour se souvenir de cette soirée.

Invitation à dîner chez les Montaigu, en tout bien tout honneur évidemment...
Arrivée au mauvais moment, monsieur changeait ses draps ( un message subliminal sûrement), il est visiblement tout gêné, lui propose un verre sur sa terrasse, juillet étant frisquet il lui prête une veste et en  la lui posant sur les épaules il l'embrasse dans le cou....(on vous entend en Baronnie crier au cliché)
Et puis là, sans s'en rendre compte les voilà tous les 2, quasi nus sur le fameux lit....Quand elle y pense c'est d'ailleurs fou la vitesse à laquelle un homme devant une fille pas vraiment timide arrive à ses fins...
Première surprise Roméo est peut être portugais mais il est imberbe (cela aurait du lui mettre la puce à l'oreille, mais encore une fois la puce fut écrasée sans ménagement...)

Et ce qui devait arriver arriva, ils n'ont pas fait l'amour, pour cela il faut de la complicité, ni une bonne partie de jambes en l'air pour ça aussi il en faut, avec encore plus de respect, mais du sexe pour le sexe, bref rien de joli ni de satisfaisant  pour les deux partenaires.

Jusque là rien de bien grave, la Baronne vous le concède, si ce n'est que dans la foulée, une conversation téléphonique (sans sonnerie au départ), occupe notre Roméo. 
Une de ces conversations 911, sauf qu'une femme est un peu plus intelligente et envoie discrètement un sms à une copine qui la rappelle vraiment.

Voilà donc le Roméo en train d'enfiler baskets, pull, de chercher ses clefs de voiture...Vraiment? le coup de l'urgence? La Baronne a-t-elle l'air d'une idiote?
Il raccroche, baragouine un pipo digne d'un ado, mal préparé, prétextant une urgence familiale: sa sœur serait bloquée dans son appartement, son ex l'attendant visiblement au pied de son immeuble...Soit...
Il s'excuse sans y croire, d'écourter la soirée, et tend sac à main et clefs à la Baronne puis la pousse sans ménagement dans l’ascenseur...

La Baronne durant la descente reprend ses esprits, et constate avec effroi qu'elle a oublié sa montre, appel au dit goujat, pas de réponse (surprenant...).
Retour en ravalant ses larmes, agacée par sa naïveté, son absence de réaction et cette foutue absente au poignet, pour le lui rappeler.

Arrivée en Baronnie, check de boite mail et surprise 10 min après notre séparation, Roméo Montaigu  m'explique que durant le trajet (comprendre l'aller-retour, Levallois-14ème, il la prend vraiment pour une imbécile) il a pris la décision d'en rester là (sans blague?) et lui promet d'envoyer la montre dès le lendemain....

La Baronne a attendu, relancé, de plus en plus agacée par le personnage, mais rien n'est venu.
Elle jura mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus....

Epilogue:
9 mois plus tard et après une énième relance, un peu plus musclée, comprendre que la dite montre allait être récupérée par le contingent masculin de la Baronnie, la lâcheté de ce Roméo a encore atteint des sommets.
 "Hello, entretemps ai déménager et n ai pas retrouve la fameuse montre. Sorry et oublies mon numéro merci"
Comment faire passer la Baronne trop chou en mode dragon en 1 sms...
réponse de la crémière au crémier
" La lâcheté et le mensonge seront vraiment les adjectifs qui te correspondront le plus, [passage à propos de la dite montre], c'est dommage d'avoir rendu les choses si compliquées, mais ne t'inquiète pas ton numéro n'a plus aucun intérêt pour moi, tu seras juste un magnifique nouveau sujet d'article, mon poignet vide me rappelant ton bon souvenir. merci pour l'inspiration :-)"
Parfois la Baronne se fatigue à écrire des pavés à de petits enfoirés qui ne trouvent à répondre qu'un "je m'en contrefou". 

Seul point positif, le cold case "Roméo" est enfin bouclé, et la Baronne le sait, il lui reste un bon paquet de cold case à résoudre....et elle en fatigue d'avance...

18.3.12

Le roulage de Maki...

...ou comment apprendre à se taire si on ne veut pas tout faire foirer!
 
Il y a quelques semaine la Baronne rencontre dans son supermarché  virtuel un jeune homme au demeurant fort charmant...avec de l'humour et de l'esprit, bref "presque le gendre idéal".
 
Il y a parfois des signes annonciateurs de catastrophe, signes visiblement occultés par la Baronne, alors soit son optimisme est vraiment à tout épreuve, soit un rendez-vous chez l'ophtalmo est à prendre de toute urgence...
 
Mais quelques sont ses signes me direz-vous?
1- l'excès de gentillesse
2- l'utilisation rapide de mots tendres et en particulier des petits surnoms comme: ma chérie, ma mie (et ce dernier est de ceux qui font vraiment craquer la Baronne...) et cela avant même la rencontre réelle.
3- l'absence d'allusion à la sexualité donnant l'illusion que l'interlocuteur cherche une histoire sérieuse...
Conclusion: la combinaison de ces petits signes ont tendance à faire plonger la Baronne assez rapidement, , faut-il le préciser à son grand désarroi!
 
Rendez-vous est donc pris au bord du canal St Martin, lieu propice aux belles histoires romantiques et la Baronne tombe immédiatement sous le charme dès que Mister Maki s'installe dans sa voiture, le charme continue d'opérer durant le diner, l'humour et le sourire craquant de son interlocuteur fonctionnant à plein régime.
 
Sous le falacieux prétexte d'une balade digestive (suggérée par la Baronne herself), les voilà se promenant, dans le quartier, premier baiser échangé au coin d'une rue, sensation plus qu'agréable et passage à proximité comme de par hasard devant son immeuble...
La baronne l'oublie assez rapidement il y a rarement de vrai hasard, sinon nous ne serions pas en train de chercher l'âme soeur dans un supermarché (CQF)
Et le hasard faisant bien les choses Mister Maki lui propose de boire un dernier verre chez lui (surprenant) , le verre puis les baisers, puis la décision de passer la nuit ensemble s'enchaînent avec une facilité déconcertante. La nuit est agréable et la séparation à l'aube est joyeuse puisque teintée de la promesse de retrouvailles 5 jours plus tard, à son retour de voyage, pour un week-end...maki!
 
5 jours plus tard, retrouvailles devant Tang Frères, pour des courses en "amoureux" enfin qui en ont tout l'air en tout cas, la Baronne est détendue, Mister Maki aussi. Les retrouvailles en privé sont très agréables enfin en ont tout l'air en tout cas, le cours de makis est un moment de partage très agréable et le week-end défile à vitesse grand V précipitant le moment tant redouté par la Baronne les derniers instants à 2.
Dernier câlin (et elle ne croyait pas si bien dire), et là la phrase qui va tout faire basculer...
 
elle: " j'ai une sensation de fin de colonies de vacances, le we est passé trop vite, tu ne trouves pas?"
lui: "..."
elle: " j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas?" (ne JAMAIS mais alors ne JAMAIS poser la question!!!!)
lui: " tu vois ça c'est typiquement le genre de phrase qui me met la pression..."
elle: "ah...désolée" (ne JAMAIS mais alors ne JAMAIS s'excuser)
lui :" je préfère te prévenir je ne me vois pas marier demain."
elle:" si cela peut te rassurer, moi non plus, j'ai été 7 ans en couple et je ne lui ai pas mis la pression pour qu'il m'épouse donc après un we je te laisse imaginer..." (ne JAMAIS mais alors ne JAMAIS rassurer en faisant de l'humour en plus)
lui: " silence mortel" puis " Écoute je viens tout juste de me réinscrire sur un site de rencontre..."
 
Un peu secouée, la Baronne prend une douche en ravalant ses larmes, plie ses bagages en silence ( et le silence chez la Baronne est aussi évocateur que son regard dans ces moments là), il daigne la raccompagner dans la rue, la Baronne piquée au vif évite tout dernier contact physique, trop douloureux, il lance une phrase bateau sans intérêt, le mal est fait, la Baronne se trouve conne d'avoir eu la naïveté de croire, non pas au grand Amour mais à une relation simple et sans prise de tête.
Mais c'est bien sur cette notion que se trouve le fond du problème, comme dit Peter Pan le meilleur ami de la Baronne, le sans prise de tête pour un mec signifie sans exclusivité...
 
Épilogue:
Non content d'avoir blessé la Baronne, Mister Maki, très courageux, n' a même pas pris la peine de mettre un terme proprement à cette pseudo "relation", un dégagement express de FaceBook officialisant pour lui la fin....
La Baronne garde une certaine amertume en bouche comme une impression d'avoir été roulée ,et par un maki en plus (noter chers lecteurs qu'elle n'en garde pas moins son humour légendaire), mais c'était sans compter sur la solidarité féminine qui quelques semaines plus tard allait lui redonner du baume au coeur!

Feeling sometimes helps...

S'il y a un mot que la Baronne a appris à aimer et à détester c'est bien le mot feeling!
Très pratique quand on veut éviter une rencontre, l'écourter ou trouver une explication au fait qu'on ne rappelle pas, son usage est à double tranchant puisque utilisé par les deux sexes.
Autant dire que la baronne déteste entendre ce mot surtout quand la soirée, voir même la nuit ont plutôt été bonnes.
 
Mais elle doit bien l'admettre, elle, aussi fait appel à ce pseudo "joker" quand ça l'arrange!
 
Illustration par l'exemple:
 
Alors que la Baronne shoppait dans son supermarché préféré,  un produit lui fit de l'oeil, au premier regard pas vraiment son style (feeling?), mais étant de nature curieuse et aimant découvrir de nouvelle personne, elle le laissa la charmer.
 
Après moults échanges épistolaires, la Baronne classerait le dit produit dans la catégorie "en manque", du genre qui vous parle de son besoin immense de prendre une femme dans ses bras, de la tonne de tendresse qu'il a à revendre etc et qui vous supplierait  presque pour un rendez-vous....
Alerte! La baronne bien qu'elle cherche dans l'absolu un amoureux, n'est pas pour autant désespérée, et préféra décliner l'invitation.
Plusieurs tentatives du-dit produit plus tard, la Baronne dans un grand moment de faiblesse finit par céder.
Rendez-vous est pris chez lui pour un verre.
 
Le soir du rendez-vous:
Il y a des jours où rien ne se passe comme on le veut, et ce sont souvent autant de signes à ne pas occulter.
Ce jour là, enfin plutôt sur le trajet pour le rencard, la Baronne après avoir été flashée (et je ne parle pas des "charmes" de Meetic), s'est retrouvée coincée dans les bouchons et finit par atteindre le périphérique avec plus de 2H de retard...
(feeling pourri?), et pendant ce temps aucune trace de vie du jeune homme....
Ah si la Baronne est de mauvaise foi, il a finit par appeler, alors qu'elle tournait désespérément pour la 15ème fois dans ce p**** de 10ème arrondissement (oui la Baronne est vulgaire au volant il faut le savoir!)
 
lui: "t'en es où?"
elle: " tu t'en inquiètes que maintenant?!!! à deux doigts de faire demi-tour si tu veux tout savoir"
lui:'" bip moi quand tu es garée, je te guiderai"
elle: " Ah non je ne crois pas, je TE bip et tu viens ME chercher!"
 
30 min plus tard, la Baronne est enfin garée, frole le mode dragon et attend patiemment que son hôte la rejoigne...et quelle...mauvaise surprise....
Mister Clubber...
 
Normalement pour un premier rencard, on fait attention à ce que l'on porte, on met une fringue dans lequel on se sent à l'aise, un truc chouette, voir le truc le mieux de sa garde-robe....et avec Mister Clubber c'est bien ça le problème... Il a un look de...bah de clubber justement.
Jeans aux déchirures travaillées, t-shirt moulant lycra col en V et la petite chaîne qui va bien (ou pas), les petites pompes au bout pointu de mafieux....bref le drame.
L'image en prend encore un coup quand elle découvre que son téléphone n'avait pas de problème et qu'il avait bien une voix de canard (à sa décharge son opération du nez deux jours auparavant n'aide pas vraiment.).
Bref, la Baronne bien élevée et qui vient de se taper 2H30 de trajet, suit Mister Clubber dans son antre.
 
Nouveau malaise, le studio qui aurait pu être charmant , est en bordel, Beyrouth, et la Baronne se demande comment peut il arriver à trouver quelque chose chez lui?!  Enfin visiblement lui s'y retrouve facilement puisqu'à peine la porte refermée il ôte ses chaussures pour enfiler des tongs.....Nouveau gros malaise....
 
Mister Clubber  lui sert alors un bon gros verre de rhum, du genre qui vous fait oublier où vous habitez, puis il s'assied dans une posture censée lui donner de la consistance....Jambes écartées, coudes sur les cuisses, le tout penché en avant. La Baronne quand à elle se retrouve sur le lit, le regard alternant entre la porte de sortie, euh d'entrée et celle des WC ouverte. Et dans sa tête raisonne 3 petits mots "it's sucks!".
Blanc mortellement ennuyeux, la Baronne pour se donner du courage prend une petite gorgée de rhum, et décide que faire semblant de boire va être de toute évidence la meilleure solution, en attendant de trouver LA solution pour partir!
Et là, au miracle, enfin un signe Mister Clubber lui tend une perche, un tronc même!
 
lui: " Alors sinon comment tu la sens la soirée?"
elle: (en regardant désespérément son verre et la porte de sortie): " euh et bien je sens que je vais rentrer"
lui: (visiblement surpris) "ah..."
elle: " Oui je ne le sens pas, je ne me sens pas bien (allusion faiblarde au feeling), bref j'ai envie de rentrer."
lui: " ok, tu n'es là que depuis 20 min, mais je respecte ton choix"
elle (en mode dragon activé): "mais encore heureux! "
 
Pendant le trajet jusqu'à sa voiture, la Baronne n'a eu de cesse de pester contre elle! Le feeling pointe normalement le bout de son nez dès la prise de rendez vous et si l'envie de rencontrer l'autre n'est pas là c'est déjà une très mauvaise base de départ... Cela aurait du lui mettre la puce à l'oreille!
Et au moment des adieux elle s'est juré qu'on ne l' y reprendrait plus!
 
Fin de l'aventure pour Mister Clubber, enfin c'est ce qu'elle croyait.....

Have you met Barney? (2)

Où en était la Baronne...ah oui le baiser....
 
Toujours selon le plan bien huilé de Barney (et parce qu'elle le veut bien aussi) la Baronne finit en tenue d'Eve à une rapidité assez déconcertante, elle doit bien le concéder pour une fille qui ne couche JAMAIS (résolution numéro 1) le premier soir. Il faut dire que Barney sait s'y prendre avec les filles (rappelons qu'il est doté d'une solide expérience et que son CV est régulièrement mis à jour par ses soins).
 
La Baronne se laisse porter, non sans appréhension...mais si rappelez-vous savez la fameuse...
celle de la première fois.
Il faut dire qu'en 7 ans, la Baronne a connu le CDI et son expérience s'est limitée à son amoureux durant tout ce laps de temps, là voilà donc bien perdue dans ce lit double toute nue avec ce garçon!
 
les chose en entraînant une autre.....La Baronne ne vous fait pas de dessin... les joies du plaisir charnel l'ont emportée et...
et elle s'est mise à pleurer
Elle sait c'est la honte ultime de pleurer dans le lit d'un garçon qui n'a pas pour vocation de vous entourrer de toute sa douceur, mais voilà la Baronne est émotive voir sensible et elle a été submergée et ça ne se contrôle pas!
 
Elle ne pensait pas plaire un jour à un autre garçon
Elle pensait qu'elle ne serait jamais capable de coucher avec quelqu'un d'autre
Elle pensait que sa vie serait triste et morne et pensait déjà au couvent
Elle vient de comprendre qu'elle se trompait...
 
Barney est un peu déstabilisé, ce sera d'ailleurs le sujet de discussion entre lui et la Baronne le lendemain, mais il concluera qu'après 7 années de prison (bonjour la vision de l'histoire d'amour) rien de plus normal, à condition que je ne m'attache pas à lui (Dieu m'en garde !)
 
Le reste de la nuit , elle,  fut ponctuée d'épisodes plus cocasse comme l'usage des toilettes (chez un garçon lors d'un premier rencard)  mais la Baronne en fera l'objet d'un prochain article.
 
Après un petit déjeuner frugal, la Baronne fila sans promesse ni attente, rejoindre ( et en retard )son bureau.
 
Elle revit Barney deux autres fois, toujours aussi agréable (et sans pleurer), puis les choses se faisant elle finit par perdre contact sans avoir auparavant fait la connaissance de filles appartenant au fabuleux palmarès de notre bourreau des coeurs mais ça c'est encore une autre histoire!

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